Coup de cœur ou coup de gueule ?

Il est de ces événements, articles ou nouvelles qui nous percutent d’une manière que l’on prend conscience du changement qui s’est opéré en nous, cela agit comme un révélateur. Et aussi qu’il est temps d’oser exprimer mon désaccord avec le discours unique actuel. 
C’est ce qui est arrivé avec le récent article de Jean-Dominique Michel.

Cette lecture m’a fait comprendre quels sont les prérequis et rouages pour qu’une telle situation abusive puisse se mettre en place.

Perte de sens, mécontentement généralisé, anxiété diffuse, large usage de psychotropes, perte de liens sociaux sont quelques-unes des conditions préalables.

J’ai aussi compris pourquoi si peu de personnes réagissent et réfléchissent, pourquoi la plupart accepte les mesures contraignantes sans contestation et pourquoi même devant l’évidence concrète et réaliste des chiffres officiels, la peur et l’illogisme restent de mise.

Je me suis rendue compte de tout le chemin parcouru durant cette période incroyable. Devant les contradictions, la confusion, les non-sens, les mensonges et tout cela répétés en boucle, un instinct de survie profond s’est réveillé en moi. Je partais de loin, je suis de nature confiante, voire naïve et respectueuse des règles en général. Les croyances, les conditionnements, l’éducation, j’ai tout démonté pièce par pièce et la plupart de ce que je croyais a volé en éclat.

Ça m’a donné l’occasion d’aller chercher les ressources en moi, de manière inconfortable et quelquefois douloureuse. Et aujourd’hui, je me sens confiante malgré tout.
Confiante que nous saurons de nouveau nous asseoir ensemble sur un banc…

Nathalie

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