Lectures de l’été

Voici quelques lectures qui m’ont inspirée, fait réfléchir et surtout que j’ai aimées.

 

Le choix d’Edith – Dr Edith Eger.

Probablement le livre qui m’a le plus interpellée et émue. Je dois dire en préambule que je tout ce qui touche à la deuxième guerre mondiale et plus globalement à ces évènements, génocides, camps, déportation, et tant d’autres crimes me touchent d’une manière inouïe et que je ressens dans mon cœur les horreurs subies, j’ai particulièrement ressenti cela en visitant le musée, appelé Palais des Larmes (Tränenpalast) à côté de la gare Friedrichstraße à Berlin qui a servi de poste frontière entre l’est et l’ouest entre 1962 et 1990.

Alors quand une de mes merveilleuses clientes m’a chaudement recommandé ce livre, j’ai beaucoup hésité… avant de l’acheter et ne l’ai pas regretté.

Cette jeune fille juive hongroise de 16 ans déportée à Auschwitz en 1944 va survivre et devenir une psychologue renommée et continue aujourd’hui d’exercer et de témoigner. “J’ai de la compassion pour mes bourreaux.  Et aujourd’hui, (91 ans en 2019) j’ai trois enfants, cinq petits-enfants et quatre arrière-petits-enfants. C’est la plus belle des revanches”. Son parcours, sa vie racontés sans fards mais aussi sans atermoiements (heureusement pour moi) sont un exemple et apportent courage et envie de dépasser nos propres blocages et peurs.

Sa façon de témoigner de ses traumatismes et de les surmonter m’a permis de reconnaitre mes propres traumatismes (en gardant toute proportion bien évidemment) et de mieux les accepter.

“On peut tout enlever à une personne excepté une chose, la dernière des libertés humaines : celle de décider de sa conduite, quelles que soient les circonstances dans lesquelles elle se trouve”. (Victor Frankl)

 

Pour une écologie spirituelle – Satish Kumar

Ce livre, qui m’a aussi été recommandé, est un petit bijou. J’aime cette idée de sobriété heureuse dans laquelle nous avons tout ce dont nous avons besoin pour vivre confortablement sans trop. Cela fait longtemps que je dis par exemple comment pouvons-nous encore choisir lors d’un achat ? Une voiture ? entre les différentes marques, modèles, options, prix, comment savoir si nous avons fait le bon choix ? Soit nous choisissons au coup de cœur, ou par habitude (toujours la même marque par exemple), soit nous nous documentons, essayons de comparer et cherchons le meilleur prix avec le plus d’avantages et allons très vite nous perdre, et c’est la même chose pour les yaourts, les matelas, ou les vacances, une de mes connaissances passe régulièrement ces soirées et nuits pendant plusieurs semaines à rechercher la meilleure offre avec le prix le plus avantageux pour partir en vacances par exemple. N’est-ce pas au détriment de sa santé, sommeil, vie de famille, vie sociale etc. 

Et pourquoi faisons-nous cela ? pour ne pas avoir l’impression d’avoir payé trop cher, de nous être fait “avoir”, que l’on pourrait encore économiser quelques sous ? Finalement que sommes-nous prêts à sacrifier pour être en paix avec notre portemonnaie ? Oui c’est vrai qu’il peut être désagréable de payer un objet et de le voir à un prix inférieur ailleurs ou plus tard, pourtant en mettant principalement ou uniquement dans la balance le prix, je ne suis pas sûre que notre équilibre global soit respecté. Et ça c’est depuis notre point de vue et avec un produit fini, mais si je mets les données de production, de conditions de travail et les ressources nécessaires pour cet objet, le prix devient ou devrait devenir un élément parmi d’autres et peut-être même ne plus être très important.

 

Mon coeur contre la terre – Eric de Kermel

Un de ces livres dont je voudrais être l’héroïne, oh pas pour que l’on parle de moi, juste pour vivre cette vie-là, dans la montagne, à croiser le loup, à arpenter les sentiers, à respirer la montagne, à devenir contemplative, à souffrir aussi, et pour ces amitiés fortes et indestructibles que seules ces régions reculées peuvent créer.

 

La nuit, quand elle vient – Aurore Py

Ce livre, je l’ai choisi parce que je suis une lectrice enthousiaste de cette auteure et j’ai donc acheté son dernier livre les yeux fermés.

Et je suis revenue malgré moi dans la période de la seconde guerre mondiale, il faut croire que j’ai quelque chose à apprendre ? à régler ? avec cette période.

J’ai pourtant aimé entrer dans les vies de ces femmes avec leurs forces et leurs faiblesses, leurs doutes et leurs certitudes. Ces héroïnes m’ont éblouies par leur courage et leur volonté d’être, de devenir ou rester elles-mêmes quel que soit les évènements autour d’elles. Finalement, un beau témoignage et hommage à toutes ces femmes qui ont fait tourner le monde pendant que les hommes se battaient.

 

Il est grand temps de rallumer les étoiles – Virginie Grimaldi

Un roman tout léger, qui se lit facilement et pourtant qui laisse une trace de lumière après sa lecture.  Une femme, une mère et ses deux filles, toutes les trois un peu à la dérive, qui s’échappent pendant quelques semaines dans un camping-car à parcourir les pays scandinaves. Comme elles le disent elles-mêmes, à leur retour, rien n’avait changé, mais elles, elles avaient changé et cela fait toute la différence. Un encouragement à prendre du recul, à s’éloigner pour mieux appréhender notre quotidien ? En tout cas, une invitation à visiter ces pays nordiques tant les descriptions des lieux et des paysages font envie.

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