Parenthèse pour Soi quelques lectures…


« Léman légendes d’un lac » Isabelle Falconnier

Ce livre je l’ai reçu d’une copine qui m’a accompagnée quelques fois dans mes baignades en eau froide.

S’il fait une part belle à l’histoire, il raconte aussi la fascination que le lac exerce sur de nombreux visiteurs et habitants.

Le Léman fait partie de ma vie, j’y ai grandi à quelques kilomètres, et enfant tous les prétextes étaient bons pour s’en rapprocher. Baignade en été, aller donner du pain aux cygnes, balade du dimanche. Puis en grandissant, pique-nique, balades à pied ou à vélo.
Pourtant je ne me suis rendue compte que tardivement de l’importance qu’il a dans ma vie, un moment de libre, une joie, un chagrin, je vais au lac, après l’enterrement de ma Maman, c’est sur ses rives que j’ai cherché l’apaisement. 

Et bien sûr aussi pour la baignade depuis enfant, je m’y rendais en vélo et ai testé de nombreuses plages.

Et imperceptiblement, j’ai agrandi la période de baignade, jusqu’au moment où je me suis baignée toute l’année, une première fois un Noël, puis aux changements de saisons et depuis 2 ans régulièrement voire quotidiennement. J’ai rencontré d’autres amatrices et amateurs, nouveaux ou aguerris et tous partagent le même engouement pour cette activité particulière. D’ailleurs, articles, émissions et interviews sur le sujet fleurissent depuis quelques années.

Pour revenir au livre, je suis restée sur ma faim de légendes. Aucun monstre du lac chez nous. Il apporte en revanche faits, personnages, géographie et informations utiles, nombreuses et variées sur l’histoire autour du Léman.

 

« La tristesse des éléphants »  Jodi Picoult

Ce livre, dont j’ai déjà parlé, m’a permis de mieux connaitre les éléphants. J’ai été impressionnée par leurs capacités cognitives et affectives et leurs rituels notamment lors de décès d’un des leurs. Les nombreuses informations sur le comportement de ces animaux ajoutent un côté instructif à la lecture, ce que j’apprécie beaucoup, j’apprends en me divertissant.  

Le roman raconte la quête de Jenna, 13 ans, pour retrouver sa mère, Alice, scientifique étudiant les éléphants, disparue des années plus tôt. Elle s’entoure pour cette tâche ardue de deux personnages insolites, paumés et attachants, une voyante et l’ancien enquêteur sur la disparition d’Alice.

Entre le côté très bien documenté, la trame bien ficelée de la fiction et l’ajout de quelques éléments surnaturels, j’ai trouvé cette lecture instructive, fascinante, incroyable et déstabilisante.  

 

« Les roses fauves » Carole Martinez

Ce livre, que l’on m’a prêté, a aussi un côté surnaturel.

Il démarre avec la coutume des cœurs cousus. En Andalousie, les femmes l’approche de leur mort, écrivent leurs secrets sur des bouts de papier et les enferment dans un cœur en tissu. A leur mort, le cœur est donné en héritage à leur fille qui ont interdiction de l’ouvrir. Une écrivaine, en séjour prolongé dans le village où vit Lola, va l’encourager à lire les billets qui se sont échappés d’un cœur décousu de son aïeule.


« Sorcières » Mona Chollet

J’ai retenu que la persécution des femmes a commencé en même temps que l’asservissement de la nature par l’humain. Auparavant, la nature était considérée comme un organisme vivant et nous vivions en équilibre ensemble. Dès que les ressources ont été perçues comme un bien de consommation, la science et le rationnel ont pris le dessus et les capacités et savoirs féminins sont devenus « diaboliques ».

La chasse aux sorcières commence au XVe siècle et concernent notamment des femmes qui n’étaient pas liées à un homme, des célibataires, des veuves, des personnes âgées. Ces femmes indépendantes, qui exerçaient divers métiers, qui pouvaient s’affirmer dans la sphère publique étaient « relativement » libres.
Elles sont devenues suspectes.


« L’oiseau bleu d’Erzeroum » Ian Manook

L’auteur change de genre, après les polars, il raconte l’histoire de l’Arménie. En 1915, au moment du génocide. il dresse sans complaisance le tableau des évènements. On découvre le drame sous toutes ses facettes et on le vit de l’intérieur avec Araxie, dix ans, et sa sœur Haïganouch, six ans. Reflet d’une terrible tragédie. L’Humain, et il l’a prouvé à maintes reprises, peut vraiment être inhumain.

Peter May

Et finalement, ce n’est pas d’un livre mais d’un auteur dont je souhaite parler. Un auteur de polars. Ses livres, qui se passent dans différentes parties du monde, au-delà des crimes et des résolutions d’enquête, sont souvent une source riche d’informations.

Pour en citer deux

« Les disparus du Phare » se passe sur une île sauvage des Hébrides dont les descriptions donnent envie de m’y rendre. Le sujet développé autour de l’intrigue parle de l’incidence des pesticides sur les abeilles et de ses conséquences.

« Terreur dans les vignes » fait la part belle à une région de France, l’Occitanie et le Tarn, et à son patrimoine notamment vigneron.
J’ai ainsi appris que les premiers vins mousseux ont été créés dans cette région, manifestement bien avant le champagne. Les vins, élaborés par fermentation spontanée dans les bouteilles, fermentent ainsi sans ajout de liqueur de tirage (sucres + levures).

Maintenant, il ne me reste plus qu’à trouver une bouteille à déguster.

Je vous souhaite beaucoup de plaisir dans vos lectures, autant que j’ai à les lire et à les partager.

Nathalie

 

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