Infolettre 2 – mars 2020

Bonjour,

D’abord je souhaite que chacun d’entre vous et vos familles soient en sécurité et en santé.

A temps exceptionnel, rythme d’infolettre exceptionnel, je prends ma plume virtuelle pour vous informer que je suis à votre entière disposition pour échanger par téléphone ou mail sur un sujet qui vous tient à cœur et que je suis là pour vous. Certains d’entre vous ont aussi mentionné qu’au-delà du bienfait du massage, c’était aussi nos discussions qui leur manquaient.

Et que je serai là pour vous, quand nous pourrons de nouveau nous toucher et nous serrer dans les bras, même si la période est inédite et extraordinaire (dans le sens non ordinaire), grâce à de merveilleuses personnes qui me soutiennent financièrement par leurs dons spontanés, merci de tout mon cœur à elles et grâce aux indemnités perte de gain et quelques économies, je vais tenir le coup et je serai au rendez-vous.

J’ai envie de partager avec vous une belle idée que m’a soufflée l’une de mes clientes en m’offrant le prix du massage qui était prévu. Et si toutes les personnes qui reçoivent leur salaire actuellement, continuaient à verser la prestation à leur coiffeuse, leur esthéticienne, leur praticienne en massages, à nous les indépendants ? Pas dans l’idée de demander la charité, plutôt vraiment dans l’idée de solidarité.

Ce qui m’interpelle dans cette situation, c’est que je ne vis pas vraiment actuellement, comme si le temps était suspendu, et que je suis dans l’attente que cela reparte, et pourtant nous avons tous appelé de nos vœux ce ralentissement, un arrêt de cette course effrénée, et aujourd’hui si cela était fini, nous repartirions tous encore plus vite pour rattraper le temps perdu ?!?! mais est-ce vraiment du temps perdu ? et si ce temps était au contraire du temps gagné, pour nous permettre de nous poser les bonnes questions sur nous, pour revenir en nous.

En tout cas, ma réflexion personnelle est, et si je vivais ce temps en entier, et pas comme s’il était entre parenthèses car c’est aussi la vraie vie actuellement, certes différente de celle que nous vivions avant, mais les jours et les heures qui s’écoulent sont ma vie et font partie du décompte total, et comment je veux vivre ce temps ? Alors de préférence en entier et en totalité en ressentir chaque instant et chaque saveur ! Serions-nous rattrapés par la pleine conscience et vivre l’instant présent et d’arrêter d’espérer à demain, au week-end ou aux prochaines vacances. Et si tout cela ne nous servait qu’à cela ? à comprendre que la vie c’est maintenant ?

Dans la vie d’avant, nous étions tous plus ou moins à chercher à combler la peur du vide, du silence par différents moyens plus ou moins nocifs selon. Vous avez tous vu passer ce dialogue entre l’univers et le coronavirus, l’univers disant à un moment donné que les humains vont se ruer sur leurs écrans pour « compenser » jusqu’à ce qu’ils en soient saturés. Je pense aussi que la capacité d’internet va rapidement être en surchauffe et que la réserver en priorité pour ceux qui (télé)travaillent me parait judicieux.

J’ai donc pris la décision de ralentir, ralentir vraiment, parce que pour moi qui travaille à domicile depuis de nombreuses années, cette période n’est pas très différente de ce que je connais, ce n’est pas comme si j’allais tous les jours me rendre dans un autre lieu pour exercer mon métier, je l’exerce sur place, certes mes journées ne sont plus rythmées par les rendez-vous, mais sinon il n’y a peu de changements.

Pour ceux d’entre vous qui sont abonnés au « balade silence » je vous informe tout naturellement qu’elles sont suspendues jusqu’à nouvel avis et que probablement qu’elles prendront une autre forme à la reprise, car depuis que je vis seule, le besoin de partager est devenu un peu plus fort et le silence un peu plus présent (sourire). Vous pourriez aussi recevoir cette infolettre à double et je vous prie de m’en excuser.

Voilà, envie de vous dire, prenons soin de nous, de notre santé physique et mentale en ces temps d’incertitudes et de déstabilisation, c’est vraiment le moment ou jamais de le faire. Et bien sûr un immense merci et ma gratitude à tous ceux qui travaillent pour que notre monde continue à fonctionner, ces travailleurs de l’ombre bien souvent, aux métiers peu valorisés et valorisants.

Au plaisir de vous lire ou entendre prochainement,

En douces pensées avec vous,

Nathalie

PS la photo est le coucher de soleil du 26 mars prise depuis mon balcon

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