Infolettre mars 2022 et le film VIVANTE

Bonjour Nous !

En cette approche de l’équinoxe, tout concourt à nous sentir fatigué.

La fin de l’hiver et le changement de saison qui prend déjà place,

la météo froide et l’air sec apportent déshydratation à nos peaux et nos cellules,

la lassitude, voire le découragement ou la colère devant notre monde en changement perpétuel

une certaine anxiété devant les insécurités permanentes

Des solutions existent pour nous sentir mieux. Pourtant, soit nous ne les suivons pas ou pas longtemps, soit nous pensons que nous n’avons pas le temps, que c’est pour les autres ou nous trouvons d’autres « mauvaises » raisons.

Cela demande du courage, d’oser (se) poser les bonnes questions, et prendre des décisions, faire des choix.

Certes le chemin est difficile, inconfortable et par moments décourageant.

Ecouter son intuition, sa petite voix et son corps sont un des outils qui peuvent nous aider. Au début, se faire confiance est difficile, pourtant nous avons tous un jour dit que nous ne le « sentions » pas ?
J’ai eu un accident de ski il y a plus de 30 ans et ce matin-là en me levant, je ne me sentais pas d’aller skier, sauf que j’ai fait taire cette petite voix, parce que j’avais promis, les potes avec qui j’allais ne seraient pas contents, on ne se désiste pas ainsi etc..

Apprenons à nous faire confiance et détricoter nos vieux réflexes, d’abord avec des choses simples, envie d’un café ? est-ce pour tromper l’ennui, s’autoriser une pause, un coup de boost ? ou parce que j’ai envie de sentir son odeur, son goût, son amertume, sa chaleur, son côté velouté, sa force, sa chaleur qui diminue au fur et à mesure que je le bois et pour l’empreinte qu’il laisse dans ma bouche après la tasse vidée. Bon je sais que certains de mes lectrices, lecteurs ne boivent pas de café, voulez-vous bien remplacer le café par votre boisson favorite ?

Si je reviens à l’épisode de l’accident de ski, il a été facile de blâmer l’inconnu qui m’a bousculée ce jour là et m’a faite tomber. Comme il est reparti après avoir vérifié que je me relevais, je n’ai pas eu l’occasion de lui faire part de ma colère, par contre à chaque fois que j’ai raconté ce qui m’étais arrivé, j’ai bien communiqué à mon interlocuteur que c’était à cause de ce skieur que j’étais tombée, peut-être j’ai mentionné ma réticence à skier ce jour-là tout en blâmant ! les potes qui avaient proposé la sortie.

Alors qu’en fait, j’ai fait un choix, ne pas décevoir autrui. La conséquence, en l’occurrence l’accident, n’est que la conséquence de mon choix. Aujourd’hui je n’irais pas skier, d’ailleurs je ne skie plus…, je ferai le choix de mon intuition au risque de décevoir.

Blâmer l’autre, la situation ou le monde est certes facile et confortable à court terme et permet de repousser notre propre introspection, sauf qu’il y a toujours un autre, une situation ou le monde à blâmer et que nous changeons seulement de sujet de plainte.

Quand nous décidons de nous choisir, des émotions surgissent en nous, la peur d’abord (d’être rejeté, non aimé) et la colère survient comme moyen de défense.

En blâmant, en exprimant notre mécontentement, cela nous détourne de notre peur. En sachant cela, nous pouvons désamorcer en nous ce mécanisme et surtout rester calme face à quelqu’un en colère.  

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, que notre but est de ne plus ressentir de colère. C’est une émotion nécessaire, qui nous permet de respecter nos limites.

C’est le moyen de l’exprimer que je nous propose de changer, au lieu de la déverser sur autrui, (qu’il en soit la cause ou pas), apprendre à l’accueillir, l’écouter, l’accepter pour l’extérioriser de façon hygiénique, comme il existe dans certains lieux d’accueil d’enfants, un coin sécurisé à colère, avec coussins et punching ball.

Et la paix peut s’installer quand nous la rayonnons réellement depuis notre être. Trouvons notre point de neutralité intérieure, faisons une pause de pensées et d’émotions négatives, créons notre ‘cessez le feu de votre colère’ dans le silence.

Il ne nous est pas demandé d’être d’accord avec les choix de qui que ce soit, juste de nous retirer mentalement et émotionnellement d’eux.

Plus nous mettons ces capacités en place, plus la vie devient simple et plus nous devenons libres.
Aujourd’hui je dis (enfin !) que j’aime ma vie et ses conditions imparfaites telles qu’elles sont et quelles qu’elles soient.

Pour illustrer mes propos, glaner des idées pratiques et voir que nous pouvons aller mieux, je partage le film VIVANTE 
Suivez le parcours de Elfi de la faiblesse vers la force.

Un film pour rêver, espérer, se motiver et changer sa vie !

Lumineuses pensées,

Nathalie

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