Livre : La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben

Et si couper une courgette ou peler une carotte n’était pas si anodin ? Si tondre le gazon provoquait une “douleur” ou une blessure aux brins d’herbe ?  Il est de plus en plus certain que le monde végétal est sensible, doué de mémoire et capable d’apprendre, de communiquer, de s’entraider. 

Comme par exemple, ces cyprès qui dégazent leur huiles essentielles lors d’un incendie, en premier lieu pour limiter leur côté inflammable et surtout comme message d’urgence pour ses voisins qui dégazent par anticipation et évitent ainsi de prendre feu et, si les premiers spécimens risquent de brûler, les suivants d’aucune façon; c’est tellement efficace qu’une haie de cyprès composée de plusieurs lignes est un coupe-feu très efficace.

Les exemples de ce genre sont pléthores et ne laissent place à aucun doute.

Peter Wohlleben, écrivain et forestier allemand, nous fait découvrir la vie des arbres d’une manière inédite et fascinante. Sensibilisé très jeune à l’écologie, il réussit ses études comme forestier titularisé, mais après quelques années sur le terrain, il se sent de plus en plus en désaccord avec les moyens utilisés (lourdes machines et produits chimiques phytosanitaires notamment).

En 2006, il démissionne de l’entreprise de gestion forestière qui l’employait et est engagé en direct par la Commune d’Hümmel qui lui fait confiance pour sa gestion différente. Dès lors, produits chimiques et lourdes machines sont bannies, (seuls les chevaux sont utilisés pour le débardage) et la gestion de la forêt de la Commune redevient bénéficiaire en deux ans.

C’est son expérience, ses patientes observations et ses connaissances qu’il partage dans cet ouvrage.

Son livre nous plonge dans l’univers des arbres, comme un récit biographique, l’arbre en est le héros dont la vie est captivante, pathétique, attachante, drôle, souvent dramatique, voire poignante.

De sa naissance à sa mort (500 ans peuvent s’écouler), les dangers qu’il encoure, sa reproduction, sa progéniture, ses réseaux sociaux, (bien avant les nôtres), notre beau héros a une multitude d’histoires à nous raconter et d’expériences à partager.

Mon regard sur les arbres et sur le monde végétal en général s’est affiné, je les croyais vivants certes, mais statiques et insensibles et je me suis rendue compte que je me trompais. Ils ressentent, modifient leur comportement par l’apprentissage, partagent leurs ressources avec les plus faibles. On ne s’en rend pas compte, car leur rythme différent, beaucoup plus lent à l’échelle humaine, le rend difficilement détectable et visible.

Je rêve que notre monde s’inspire des arbres et de la nature pour propager “worldwide” ces valeurs d’entraide, de soutien et d’altruisme.

Nathalie

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