Mes dernières lectures

Dans l’idée d’écrire un nouvel article, j’ai répertorié toutes les lectures de ces mois passés, tous les livres que j’ai lu, dont je ne veux pas faire un article complet ou dont la presse et les réseaux sociaux en ont abondamment parlé et pour lesquels je considérais que mon ultime avis n’est pas utile.

Et en préparant cet article, je suis retombée sur le livre de Marie Kondō La magie du rangement, livre culte datant de 2011, que j’ai lu seulement en 2018, et qui fait écho au livre de Dominique Loreau, l’art de la simplicité, 2005, qui reste un livre de référence pour moi encore aujourd’hui.

La première chose que j’ai envie de relever, c’est d’aimer ce que nous avons dans nos armoires, car ce que nous n’aimons pas nous ne le portons pas. Chercher la beauté dans toute chose, le tissu, sa douceur, son tomber, la couleur, imprimée ou unie, la coupe, et aussi, les fermetures, les boutons, tout à de l’importance. Pour moi, par exemple, le toucher est très important et même si le vêtement me plait énormément, je sais que cela ne sert à rien que je l’achète si le tissu ne me plait pas.

Le deuxième point, est de savoir ce que nous avons dans nos armoires, d’où l’intérêt du rangement, pour ne pas racheter la même chose ou presque, et aussi cette pièce va-t-elle s’accorder avec mes habits existants. Je me souviens d’avoir acheté une magnifique robe de princesse blanc cassé que je n’ai jamais pu porter car elle faisait robe de mariée., coup de cœur qui est resté sagement dans l’armoire jusqu’au jour où je m’en suis séparée pour ne plus la voir et me rappeler mon achat impulsif et inutile.

Au-delà du rangement et de l’art de plier nos vêtements, il y a l’aspect consommation, environnement, éthique et écologie.

L’industrie de l’habillement est la deuxième source la plus polluante au monde, (après l’alimentation) grande consommatrice d’eau, (de 8’000 l a 12’000 litres selon les sources pour produire un jean), sans compter les pesticides, les engrais pour produire la matière première puis l’énergie, le pétrole, pour rejoindre les sites de production, teinture, finition et transport final.

L’autre aspect, tout aussi dramatique est l’utilisation d’une main d’œuvre (souvent femmes et enfants) en précarité, dans des conditions d’hygiène, de protection et de travail inadmissibles.

Pour toutes ces raisons, il vaut la peine de se poser la question sur notre garde-robe et comment nous consommons, ne pas s’attacher qu’au prix, un prix bas cache trop souvent une réalité peu réjouissante, même si un prix plus élevé ne soit pas gage de qualité et/ou de conditions éthiques.

Quelques pistes de réflexion, avant d’acheter, prendre un instant pour se poser la question, est-ce que cette pièce me convient totalement ou comme j’ai lu récemment, lui attribuer une note de satisfaction de 1 à 10 et en dessous d’un seuil à définir, renoncer à l’achat. Compter combien de fois nous portons telle pièce et définir le nombre minimal acceptable, il semble qu’en dessous de 30x, l’achat ne vaille pas la peine et à chaque nouvel achat, ôter un élément de notre garde-robe pour garder l’équilibre.

Compte tenu de tous ces éléments, a meilleure option actuelle passe par la réduction significative voire drastique des achats, (surtout impulsifs) ce qui ne veut pas dire ne plus se faire plaisir, mais tout mettre dans la balance notre plaisir, l’environnement, les conditions de production et autres éléments évoqués.

Il est à noter que des marques éthiques, et locales réapparaissent, bien souvent en Europe, accessibles via internet ce qui ne me satisfait qu’à moitié, en termes de contacts, d’essayage et de toucher du tissu (sourire).

La seconde main ne m’apporte que peu de satisfactions soit provenant de marques de luxe (dont la production est souvent peu glorieuse) et dans un style (trop) classique ou excentrique ou en bazar et marché dont la provenance et la qualité restent discutables.

Il y a quand même de quoi me réjouir J’ai dans mes connaissances, une jeune styliste qui est très sensible à tout cela, qui fait produire ses créations en Europe, par des petites entreprises à des conditions respectueuses et j’ai découvert une boutique dans mon quartier dont les articles vendus sont produits majoritairement en Europe.

Finalement, en réduisant nos achats, nous libérons de l’espace de rangement, nous avons en un clin d’œil accès à toutes nos pièces, ce qui permet de toutes les voir, les porter, les aimer et cette expérience me montre que je m’habille plus en accord avec ce qui me correspond, avec qui je suis, j’ai trouvé un style plus décontracté et plus bohème, à accorder des pièces improbables avec succès, oser des associations plus audacieuses et surtout je sais toujours quoi mettre le matin en ouvrant mon armoire, alors que j’ai moins de choix….  (au lieu du « je n’ai rien à me mettre » quasi quotidien et je sais que beaucoup de femmes se reconnaitront).

Pour finir, voici quand même les livres que j’ai lu ces derniers mois. Comme à chaque fois, je les donne ou prête volontiers.

À fleur de peau Saverio Tomasella À travers l’héroïne on comprend mieux comment fonctionne les personnes hypersensibles et surtout cela m’a permis de me rendre compte que c’est une force plutôt qu’une faiblesse même si à gérer au quotidien ça relève du défi certains jours ….

Ce soir la lune était ronde Arnaud Riou un peu le pendant masculin de À fleur de peau, le héros est un homme, au début du livre il n’a rien d’un héros, perdu dans ces doutes, hésitations et fuites en avant puis petit à petit, bien accompagné, il va s’ouvrir à lui-même.

La petite boulangerie et une saison à la petite boulangerie Jenny Colgan ou comment révéler ses talents, rebondir et trouver sa voie en faisant du pain. Ces deux livres donnent envie de faire du pain encore et encore.

Deux livres sur le Féminin, La puissance du féminin Camille Sfez et âme de sorcière Odile Chabrillac, odes magnifiques à nous retrouver, nous (re)découvrir et nous honorer, entre autres.

Le miracle Spinoza Frédéric Lenoir pour aborder facilement le philosophe du 17e siècle dont les idées sont encore d’une actualité troublante.

Éternelle Christine Lex Si la conscience survit au corps lors du décès, où donc va-t-elle ? Quelques pétillants éléments de réponse dans ce livre…

Vivre près des tilleuls l’Ajar L’AJAR est l’acronyme de l’Association des jeunes auteur-e-s romandes et romands et ce livre est le fruit d’un travail à 18 mains.

Changer d’altitude Bertrand Piccard Regarder les choses autrement, depuis en haut, se laisser porter par les vents et lâcher prise pour mieux vivre nos vies

Que puis-je faire pour vous ? Georges Delaloye, autobiographie et quotidien de ce guérisseur.

Trois amis en quête de sagesse Christophe André Alexandre Jollien Matthieu Ricard, réflexions sur les petits et grands sujets de la vie

Un merci de trop Carène Ponte Son crédo : ne pas se faire remarquer et ne pas faire de vagues jusqu’au jour où !

Marche où la vie t’ensoleille Juliette Allais Vous ne le savez peut-être pas mais tout ce qui vous arrive a du sens…

2 livres dans la même veine, entre roman et coaching, en deux parties, comme dans « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano, livre que j’ai adoré et lu il y a quelques années (paru en 2015).

Le premier jour de ma nouvelle vie Marie-Laure Ouzacq

Le jour où les lions mangeront de la salade verte Raphaëlle Giordano, son deuxième roman

Et finalement, deux livres que je n’ai pas appréciés, ce qui arrive aussi. (sourire).

L’intelligence cachée des hormones: Martie Haselton

Le café du bout du monde John strelecky,

Bonne lecture,

Nathalie

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